lundi 1 juin 2015

Des barrages en demi-teinte

(Photo : Icon Sport)

Une nouvelle fois, le Top 14 nous a réservé un beau week-end de rugby avec son lot de suspense et d'émotions. Deux barrages aux scénarios différents qui ont mis en lumière quelques leçons de cette saison de Top 14.

Les Oyomen proches du rêve


Cruel dénouement pour les hommes de Christophe Urios qui ont raté de peu le casse du siècle. Irréprochables sur les fondamentaux comme la conquête, la défense ou encore la solidarité collective, les Oyomen ont fait tremblé le grand Toulouse jusqu'aux derniers instants de la rencontre. J'étais une nouvelle fois ému après le match car de voir ces mecs en pleurs, des joueurs pas forcément connus mais amoureux de leur club, prèts à aller jusqu'au bout avec leur bande de potes, ça fait chaud au coeur, surtout à l'échelon professionnel. En fait, cette image résume cette saison de Top 14 complétement folle. Si le rugby n'échappe pas à l'arrivée de stars étrangères, il est encore possible de voir une équipe plus faible sur le papier, venir se frotter et faire plier les grosses écuries du championnat. C'est d'ailleurs l'une des grandes leçons de cette saison : tout le monde peut gagner n'importe où.

Les Racingmen en plein cauchemar


Pour les Ciel et Blanc ce vendredi soir à Jean Bouin a été un long chemin de croix avant l’exécution finale. Battus dans toutes les zones de combats et même dans les duels offensifs, les Franciliens n'ont jamais réussi à inquiéter un Stade Français très en forme. J'ai d'ailleurs été impressionné par le rythme et l'explosivité des parisiens. Ils avaient peut-être moins d'individualités que le Racing mais ils ont tous dégagé une puissance et une rage de vaincre qui leur a permis de largement survoler ce barrage. Si les hommes de Gonzalo Quesada tiennent ce niveau de jeu contre Toulon, on risque de voir l'une des plus belles rencontres de Top 14. Pour les Racingmen, l'heure des comptes est arrivée et cela risque d'être compliqué pour ce club qui pourtant avait fait le plus dur avant ce terrible quart de finale européen. Je terminerai cet édito par une autre leçon de cette année de Top 14 : même les plus gros clubs peuvent chanceler, les équipes qui gagnent doivent savoir combiner un groupe fort et soudé avec des individualités prestigieuses à l'image de Clermont et Toulon mais aussi du Stade Français et de Toulouse. Maintenant, place aux demies !

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