lundi 25 mai 2015

Top 14 - Une cruelle fin de saison

(Photo : Icon Sport)

Cette dernière journée de Top 14 nous a fait passé par un tas d'émotions contraires. De la joie de voir ce rugby débridé et cette envie de jouer alors que les organismes et les esprits sont usés par le rythme haletant du championnat. Et puis il y a eu de la tristesse, point sur lequel j'ai souhaité revenir dans l'édito d'aujourd'hui. 


Bayonne, la chute d'un mythe


Quel claque de voir ce monstre du rugby français relégué en Pro D2 ! Deux jours après, ce Multi Rugby me hante encore. L'image de ce groupe Ciel et Blanc en cercle attendant le verdict sur l'avenir de tout un club, de tout un pays, sera difficile à effacer. La sentence tombe et les larmes suivent immédiatement. Pour être honnête, même si 700km me sépare de Jean Dauger, j'ai eu les yeux embués. Parce que tout rugbyman a déjà vécu ce moment de détresse où tout s'écroule. Et face à la tristesse d'un sportif alors imaginez devant celle d'un groupe entier, je ne peux pas être insensible. Toute une saison de travail, de sacrifices, de coups pris dans la gueule, de critiques reçues dans les médias, qui s'achève sur un échec. Il n'y a pas plus dur pour un professionnel du sport.


Un état d'esprit parfois limite


Je vous parlais d'émotions contraires, je finirais donc sur la colère. Oui j'étais en colère de voir ce formidable groupe multi générationnel chuter à l'échelon inférieur. Parce que je pense que cette saison, il méritait de rester. Mais à l'image de Perpignan la saison dernière, on ne parle pas uniquement de mérite en Top 14. Le rugby professionnel demande surtout beaucoup de pragmatisme et d'efficacité. Sur ce point-là, l'Aviron Bayonnais a pêché laissant trop de points précieux en route. Seul chose qui m'a chagriné, c'est de voir certains grands clubs ne pas jouer le jeu face à ces équipes en lutte pour le maintien. Clermont et le Stade Français notamment n'ont pas bataillé à Castres et à Brive. Sauf qu'à la fin, ces victoires bonifiées permettent à ces clubs de rester. Qu'un club de haut de tableau décide de faire tourner, c'est logique, mais on ne fait pas l'impasse totale sur un match de rugby. Ce n'est pas l'état d'esprit que l'on apprend aux jeunes à l'école de rugby. Toulon a fait tourné cette saison mais à chaque fois, les mecs sur le terrain donnaient tout pour gagner. Je pense notamment à ce match complétement fou à La Rochelle ou même à Marcel Michelin. Les jeux sont malheureusement faits. L'heure est aux phases finales avec un petit goût amer.

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