lundi 9 février 2015

Les Bleus ont failli voir rouge

(Photo : Icon Sport)

Pour une première dans ce Tournoi des VI Nations, je m'attendais à mieux. Plus de rythme, plus d'enthousiasme, plus de jeu tout simplement. Sauf que samedi soir à Saint-Denis, nous n'avons pas été gâtés. Dommage pour les 78 000 personnes qui ont bravé le froid, le spectacle n'était certainement pas à la hauteur de leur attente. Mais une fois la déception passée, j'ai commencé à réfléchir aux raisons de ce match approximatif. Et il y en a un paquet...


L'Argentine, un douloureux souvenir

 

 

Il n'y a pas de doute, le XV de France marchait sur des oeufs depuis la défaite face à l'Argentine. Un dernier test qui avait fait ressurgir les mauvais démons des Bleus pourtant sur une bonne lancée en Novembre. Une tâche très difficile à effacer en vu de la réception des Écossais. La fébrilité de samedi soir résulte à mon avis de ce revers sur cette même pelouse du Stade de France : il fallait gagner, peu importe la manière, et c'est chose faite. Mais il n'y a pas que ça. Ce manque de liant et de vitesse venait également de cette nouvelle charnière alignée par Philippe Saint-André. Si Sébastien Tillous-Borde et Camille Lopez font la paire, Rory Kockott et le clermontois ne doivent pas être compagnons de chambrée. Pas question là de parler de l'entente entre les deux joueurs, mais leur association n'a pas eu l'efficacité escomptée. Le castrais était très lent dans ses sorties de balle alors que son ouvreur cherchait à emballer le jeu. Mais à leur décharge, devant, il y a eu une vraie guerre de tranchées...


L'Écosse, un parfait trouble-fête



Les hommes de Vern Cotter ont joué la partition parfaite pour bloquer les initiatives françaises. L'attelage des frères Gray en deuxième-ligne a fait des ravages dans les rucks. Les deux têtes blondes n'ont pas compté les coups de casques déposés amicalement dans ces zones de combat, si bien, que pour récupérer le ballon, il fallait être très courageux ou un petit peu suicidaire. Le combat, voilà la chose sur lesquels les Bleus se sont retrouvés. Alors forcément, si on se concentre sur le combat, on perd en vitesse et donc en folie. Sauf que c'est le liant de ce sport, sans combat, il n'y a pas de rugby, et sans rugby, on s'ennuierait beaucoup. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas ternir cette victoire. Le match n'était pas fou, on s'est même ennuyé par moment, mais la bataille a été remportée et c'est l'essentiel. Une bonne dose de confiance avant d'aller défier les Irlandais à l'Aviva Stadium. Mais attention, si le XV de France veut se donner le droit de gagner en Irlande, il faudra oser, prendre des risques et marquer des essais. Le tout avec la même solidarité et la même dose de courage affichée dans ce premier acte du Tournoi des VI Nations.


Arnaud Rey


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