mardi 30 décembre 2014

Paris met la pagaille en Top 14

(Photo : Icon Sport)


Toulon pleure, Paris exulte. Pour la première fois cette saison, les petits hommes roses ont réussi à chasser l'envahisseur rouge et noir grâce à leur projet de jeu. Vous êtes surpris ? Pas moi. Cela fait déjà un petit moment que Paris se prédestine à un tel exploit. Cette fois-ci c'est bon, le club de la capitale a abattu ses cartes. Un désordre organisé signé Gonzalo Quesada. Une recette qui porte enfin ses fruits à trois jours du Nouvel an et qui permet cerise sur le gâteau de ravir la première place du championnat au dernier propriétaire du Bouclier de Brennus. Chapeau les gars !


Un joyeux bordel 

 

 

Selon vous, pourquoi Mathieu Bastareaud a explosé en larmes devant la caméra de Canal + ? Inutile de sortir de derrière les fagots l'histoire d'une dépression - même s'il peut faire bien mieux - les toulonnais ont juste pris la marée pendant 80 minutes. Les Varois ont passé plus de 40 minutes à courir après des types morts de faim et brillants sur chaque geste effectué, forcément ça laisse des traces à l'âme et au tableau d'affichage. Pourtant le technicien argentin n'a pas révolutionné le rugby d'aujourd'hui. Mais ce n'est pas anodin si son équipe est aussi l'une des plus joueuses du Top 14 cette saison. Pour bien comprendre pourquoi les parisiens ont humiliés les toulonnais, il faut saisir la nuance entre l'ordre et le désordre.  


Mathieu Bastareaud triste après la défaite des siens. (Photo : Icon Sport)

Un lancement sur mêlée, sur touche, un jeu au pied intelligent d'occupation, des relances avec les gros, ça c'est l'ordre. Tous ces moyens qui permettent de provoquer la faille dans le dispositif adverse. En martelant la ligne toulonnaise à maintes reprises sans se mettre à la faute, la brèche s'est ouverte à l'image du premier essai de Sergio Parisse. Lorsqu'une équipe s'engouffre dans cette faille et bascule dans un jeu débridé où les postes n'ont plus aucun sens, où tout le monde s'allie pour emmener ce petit bout de cuir en terre promise, ça c'est le désordre. Le dernier essai de Zhvania en est le parfait résumé. En bref, les Parisiens ont proposé une orgie de jeu. Du 1 au 15 tout le monde était concerné. La preuve : un troisième-ligne, un pilier et un ailier marquent les essais. Mention spéciale d'ailleurs à cette première ligne parisienne de poche qui a excellé aussi bien dans le combat que dans le jeu courant. Après avoir mis la pagaille dans la hiérarchie du Top 14, il s'agit désormais pour les hommes de la capitale de tenir le rythme jusqu'au bout. Un tout autre défi. 


Arnaud Rey

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