lundi 15 décembre 2014

Leaders encore en construction

(Photo : The Irish Times)

Trois clubs français sont leaders de leur poule en Champions Cup et un autre occupe une belle deuxième place, mais tout est loin d'être parfait. Aujourd'hui, je revêt gentiment l'habit du père fouettard pour la bonne cause. Il s'agit juste de mettre en exergue les quelques petits défauts que j'ai ciblé ce week-end chez certains des clubs français en Coupe d'Europe. Inutile de parler de Castres et Montpellier qui subissent déjà bien assez la pression médiatique face à l'urgence de résultats. Focalisons-nous surtout sur le Racing Metro 92 et Clermont. 


Le bâton pour se faire battre


Même souci pour les deux formations. Largement dominateurs de leurs sujets ce week-end, ils n'ont pas réussi à empêcher la remontée au score de leurs hôtes. Clermont a même carrément laissé le Munster revenir dans les clous du bonus défensif. Les Franciliens eux se sont fait peur en laissant remonter les gallois au fil du match. Ce mal très français n'est pas à négliger car en plus d'être dangereux, il est incroyablement agaçant. Après de multiples séquences positives, quoi de plus rageant que de prendre des points après une faute bête, une passe interceptée ou un plaquage raté ? Une erreur qui en plus pourrait coûter cher à la fin en cas de mésaventures fâcheuses dans les deux prochaines journées. Après, il faut relativiser, la fatigue commence aussi à se faire ressentir chez les athlètes clermontois comme franciliens. Mais si les victoires sont belles et largement méritées, il me semblait juste de souligner ce petit manque de maturité, de réalisme en fin de match qui entâche ces deux très belles parties de rugby.


Une maîtrise froide

 

Toulouse et Toulon font figure de bons élèves après leurs prestations du week-end. Même si le champion d'Europe a été un petit peu bousculé en mêlée fermée, il n'y a pas de quoi crier au feu. Dans les airs et au sol, les avants Rouge et Noir des deux villes ont une nouvelle fois excellé. Et forcement, sans ballon cela devient dur de jouer surtout face à des armadas de ce genre. Leurs buteurs, Bézy d'un côté, Halfpenny de l'autre, ont encore enquillé avec insolence. Et enfin, les trois-quarts se sont gavés de ballons de relance et de prises d'intervalles pour faire briller leur puissance et leurs cannes. Attention, on peut aussi créditer Clermont et le Racing Metro 92 de ces qualités, mais leurs prestations n'étaient pas autant abouties à mon goût. Une maîtrise froide, je cherchais le mot. Voilà la force toulousaine et toulonnaise. Une faculté à réduire à néant tout espoir adverse grâce à une rigueur et une discipline de fer. 

En tout cas, après quatre journées, le bilan est plus que positif. Les clubs français se rapprochent à grand pas des quarts de finale à domicile. Rendez-vous donc en janvier pour les derniers rounds avant les phases finales !  

Arnaud Rey
 

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