lundi 17 novembre 2014

L'édito du 17 novembre 2014



Prime à la solidarité



Ne vous l'avais-je pas dit ? Cette équipe de France a de quoi nous faire rêver. Samedi soir, dans une enceinte dionysienne toute de bleu vêtue, le XV de France a sonné la révolte. Fini les rêves de grandes envolées ballon en main type "la balle à l'aile, la vie est belle". Des foutaises ! Le rugby est avant tout un combat, et dans cette guerre des tranchées, bleuet sur le coeur, les Bleus ont dominé l'Australie. Venant du rugby amateur, cela fait plaisir de voir un aussi beau combat. Car il ne faut pas se leurrer, le rugby passe avant toute chose par un défi permanent aussi bien offensivement que défensivement. Toutes ces valeurs de solidarité, d'engagement et d'humilité ont clairement manqué cet été et ont été retrouvées samedi soir. Quelle plus belle image que de voir des joueurs meurtris se relever pour aller batailler dans l'ultime mêlée de la rencontre. Atonio, Kayser, Papé, Le Roux ou encore le capitaine courage, Thierry Dusautoir, tous soldats d'un soir pour asphyxier les envahisseurs australiens. Une guerre des nerfs qu'il ne fallait pas céder vu l'envie de victoire affichée dans les médias. Une victoire prometteuse face aux Fidji, un deuxième succès qui confirme la solidarité de ce nouveau groupe, et maintenant ?

 

L'Argentine, le bourreau parfait  

 

Les Bleus sont capables d'aller vite, de marquer et de faire mal. Maintenant, sont-ils prêts à se battre avec le coeur et surtout les cojones ? Oui, ce n'est pas une faute de frappe. Parce que samedi prochain, les Argentins ne viendront pas pour jouer au rugby mais pour casser du français. Les Ciel et Blanc vont pleurer sur l'hymne avant d'aller briser de la côtelette à tout va. Et ça, ce sera la grande différence par rapport à une équipe d'Australie âpre dans le combat mais surtout organisée pour jouer avec le ballon. On n'a jamais demandé à Rodrigo Roncero de faire un cadrage-débordement et de soulever le ballon dans le mouvement pour son arrière lancé pleine balle (même s'il savait le faire). La priorité est de marquer son adversaire physiquement et mentalement, puis une fois le broyage effectué, de profiter de ses fautes et des ballons rendus pour marquer des points. Pour ce dernier test d'Automne, il faudra donc garder cette solidarité mais y rajouter une certaine violence, une rage pour faire la passe de trois et prouver le renouveau des Bleus.


Arnaud Rey


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